...The beginning of something new...

...The beginning of something new...
Une éternique je n'ai pas écrit ici... J'ai débuté ces écrits en entrant au lycée. J'avais besoin d'écrire, j'avais besoin d'amour, j'avais besoin qu'on m'écoute. Je me sentais seule, j'étais malheureuse. Et comme tout le monde le sait, la douleur est bien souvent l'encre de la plume.

Trois années plus tard, tout a changé. Je ne suis plus la même personne, je n'ai plus la même vie. Je suis plutôt heureuse à vrai dire. Et je n'ai plus écrit ici depuis que le lycée a pris fin. Je crois qu'il vaut mieux savoir s'arrêter au bon moment. Une nouvelle vie m'attend ce soir, demain.

C
omme vous avez pu le constater, j'aime écrire pour des milliers de raisons. Et si j'ai passé des heures à recopier mes écrits sur Internet et à les publier, c'est parce que j'avais besoin de vous, chers lecteurs, de vos réactions, de votre compassion, de me sentir lue et peut être « aimée » en quelque sorte.
A
ujourd'hui, j'écris toujours mais je n'ai plus les mêmes besoins.

Il
y a quelques mois, je me disais que quand j'arriverais aux cent pages, j'achèverais ce « recueil » connecté au monde. Mais voilà, j'ai tourné la page en partant du lycée. Monpart fut plutôt chaotique mais cela m'a permis de marquer un point définitif. J'ai supprimé de nombreuses images pour ne plus garder que les textes. Les photos sont sans intérêts, je les garde pour moi seule.

C'e
st tout de même avec une petite émotion que j'achève ces écrits. Ne me reste plus qu'à dire ces quelques mots :

Au revoir.

Une autre route m'attend. Attendez moi, j'arrive !

# Posté le mardi 23 septembre 2008 13:46

Du haut de mes escarpins dans ce château étouffant.

Du haut de mes escarpins dans ce château étouffant.
Panne sèche. Je n'écris plus. Je suis fatiguée malgré le fait que je sois en vacances. Je suis devenue forte et pourtant j'ai des moments de faiblesse intense. Dans ces moments, je ressemble plutôt à une fillette instable plutôt qu'à une jeune fille épanouie. Je suis la jeune fille qui a confiance en elle, qui connaît ses atouts, qui marche la tête haute. Et pourtant, parfois il suffit d'un si petit événement qu'on ne peut le nommer ainsi, pour me déstabiliser et me faire pencher du haut de mes escarpins. A cet instant là, une grande colère s'installe en moi et le moindre détail ennuyant et contraignant me fait jaillir et hurler. Je me renfrogne et hurle intérieurement, pestant contre moi-même, contre cette partie de moi que je ne parviens pas à contrôler. Evidemment, on assiste à un combat entre l'adolescente et l'adulte que je deviens, entre ce que je suis, ce que j'aspire à être et ce que le monde qui m'entoure me contraint à devenir. Mais il n'y a pas que ça. Je sais bien ce qui se passe. Je rentre dans ce « chez moi » et tout va à nouveau de travers, comme si j'étais encore dans ma période d'examens, car cette maison n'a plus les airs de MA maison. Le seul moyen de bien me sentir est de m'enfuir, de m'éloigner, de partir ailleurs, dans un endroit où je ne subis pas cette ambiance pesante et désagréable. Mais combien de temps pourrais-je ainsi m'enfuir ? C'est les vacances, me direz-vous, ça rend les choses plus aisées. Et pourtant, cette fois-ci, je comprend que les vacances ne suffiront pas. M'éloigner quelques temps et revenir heureuse ne régleront aucun problème dans cette maison de fous. Car à chacun de mes retours, l'accueil chaleureux est le même. Il devient étouffant de SA présence. IL demeure tel le fantôme du château rodant pour tourmenter ses habitants. Je suis habitué à ne pas manquer de ressources pour me sortir des sacs de n½uds. Mais cette fois-ci, je sèche. J'ai cette envie, ce besoin de partir, d'aller respirer l'air ailleurs, de commencer une vie où je serais réellement indépendante, responsable entière de mes problèmes. Malheureusement, les circonstances ne sont pas la porte ouverte au paradis. La solitude n'est pas bonne en face de cette nouvelle étape de ma vie qui approche à grand pas.

# Posté le mardi 01 juillet 2008 14:17

Modifié le mardi 01 juillet 2008 14:28

Running after my future

At the seaside. Running in the streets of Paris. In the plane for the United States. Going to London so as to see Regent street. Everywhere else, except in front of my desk, working for my exam.
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# Posté le samedi 14 juin 2008 08:08

Lettre au bon vieil indien

Lettre au bon vieil indien
Là bas, en occident, les hommes se couvrent contre toutes les maladies avec de multiples draps. Les remèdes et autres plantes médicinales sont produites par millier et acheminées dans d'étranges maisons où elles sont échangées contre du papier et autres moyens de paiement qu'on ne peut jamais toucher. L'eau est propre et claire, comme à la source. Chaque homme en dispose à volonté, qu'elle soit chaude ou froide, d'un simple tour de poignée. La nourriture est conservée en abondance dans de grandes boîtes fraîches. Et la plupart des hommes n'ont pas contribué aux mets qu'ils dégustent.
Là bas, en occident, les hommes ne se disent p
as bonjour. Ils circulent dans les villes bétonnées où les seuls arbres sont emprisonnés, s'évitant dans une valse tout à fait ordonnée. Les hommes rejettent des déchets nocifs et toxiques pour la nature grâce à ce qu'ils ont crée. Dans des espaces immenses, des bâtiments s'élèvent plus haut que la cime des arbres, où ils s'entassent et passent la plupart de leur temps. Ils se réunissent pour faire fonctionner la complexe machine que représente leur société. Mais parfois ils se réunissent aussi pour consommer le fruit de leur dure labeur avec quelques-uns uns de leurs congénères. Ils ont toutes sortes d'activités étranges. Ils entreposent des objets faits par des hommes adulés dans de grands bâtiments et se bousculent pour aller les voir. Dans de grands entrepôts, ils exposent des objets à consommer. Dans des salles, ils s'assoient pour voir des images les représentant, défiler sur des murs. Ils viennent aussi vous voir, vous et la nature qui vous entoure afin de découvrir des endroits, des sociétés différentes de la leur. Mais tout ceci se déroule toujours dans l'optique d'un retour dans leur société. Les jours passent et laissent place à la nuit. Mais ils ne regardent que très rarement les transitions entre jours et nuits. Toute leur vie est coupée en morceaux bien distincts et en activités programmées, ne laissant que très peu de place au hasard.
Là bas
, en occident, les hommes sont très centrés sur eux-mêmes. Ils sont élevés dans une atmosphère de tension telle que la recherche du bonheur est une quête, personnelle et individuelle, indispensable. Ils ont d'ailleurs une conception bien particulière du bonheur. Et ils rencontrent des difficultés avec la notion de bien-être. Ils séparent totalement corps et esprit et n'ont que très peu conscience de ces deux éléments. Le bonheur est l'élément essentiel qui régit leur vie. Il ne s'applique pas au bien-être de la communauté mais à celui de l'individu. Il est vécu comme une notion indispensable à la vie. Et la mort, qui apparaît comme une menace angoissante, est un compte à rebours face à ce bonheur. Quand ils ne trouvent pas ce bonheur, ils vont voir des hommes qu'ils ne connaissent pas pour parler de leur enfance. Et cela est censé régler leurs problèmes. Ils accumulent beaucoup d'objets, censés subvenir à leurs besoins et les combler de bonheur. Ils font des animaux une possession.
Là ba
s, en occident, très peu de ces hommes sont réellement heureux. Il n'y a rien à leur envier. Il ne faut pas leur ressembler. Ces hommes naissent et meurent sans avoir capter l'essentiel de la vie. Et s'ils y sont parvenus, cela a été éphémère ou sinon cela a été le fruit d'un long travail, d'un long parcours durant parfois toute une vie.
Là bas, en occident, les ho
mmes sont prisonniers de leur mode de vie, de leur façon de penser, de concevoir la société, la vie, le monde. Ne vous emprisonnez pas à votre tour dans ces allées de béton aux lumières artificielles étincelantes. Vivez !
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# Posté le samedi 07 juin 2008 16:44